" Je déambule sur le Cours Julien, mes pas marquent le tempo! Mon esprit m'entraine sur des chemins interdits, rue Curiol, où les prostituées au coeur d'acier s'enivrent de plaisir. A cent mètres de là, en contrebas, une association, vestige de toute une génération, le Tipi, où tous les oubliés, les déchirés sont là, cherchant du réconfort, une main tendue, dans l'absurdité de cette humanité. Le pied posé sur la première marche de l'escalier, la porte s'ouvre. Je vais pouvoir les écouter, me raconter, et peut être réinventer un nouveau monde, le temps d'une après-midi, devant un petit café corsé. Nicole me raconte les injustices de la société, l'oeil averti, elle me dit que tous ces gens bien pensants se font une place au soleil, sur le dos de la misère. Tout en l'écoutant, un sentiment de révolte me gagne, mais la vie m'a appris à faire preuve de sagesse, et que chaque chose de l'existence a un prix, qu'un jour où l'autre il faut en payer l'addition. tout à coté de moi, un petit gars, le regard vitreux, tout heureux d'avoir trouver une chambre d'hôtel pour réchauffer sa détresse. Je l'encourage à continuer dans cette direction pour qu'il puisse enfin être bien et retrouver le goût de la vie, qu'il vive pour autre chose, que son caillou, sa cuillère à réchauffer et sa pompe à s'injecter. J'ai tout écrit, tout dit pour aujourd'hui, je les salues et les respectes, puis je me tire ailleurs. Laissant derrière moi un monde que j'ai connu, que j'ai subi, d'un passé sans foi ni droit, comme une empreinte indélébile. A tous ceux qui me lisent, qui sont dans une situation précaire, sachez que tout est possible quand on le veut vraiment..."
ceci ne sont pas des mots pensants, mais bel et bien des maux de vie, d'un travail qui m'épanouie, un travail qui donne un sens à ma vie, aidez l'autre quand dans son image on y voit la notre d'autrefois... Merci Le Tipi, de m'avoir choisit, ce travail je l'aime et je l'admire.